Depuis le 10 juin 2007, émotions photographiques perçues dans mon Sud Picardie natal: faune, flore, macrophotos, paysages de l'Aisne. Reportages évènementiels, associatifs, expos photos. Voyages, tourisme, Régions de France. L'insolite au passage et créations pour le plaisir! Humour, poésie, musique, ...
Me revoilà auprès d'une autre compétition motorisée. Pour celles qui sont un peu étonnées par rapport à mes clichés de fleurs, d'insectes en macro ou de jolis paysages, la douceur dans la nature environnante, ces compétitions typiquement masculines sont aussi pour moi une autre manière de bousculer le calme de la campagne et de faire monter en moi un peu d'adrénaline. C'est mon côté « garçon manqué », ayant toujours aimé les « jeux » plus masculins, genre billard français, pétanque, baby-foot, tir à la carabine dans les stands sur les foires que de bercer des poupons ou coiffer des barbies.
Donc, pour en revenir à nos moutons, me voilà en ce jour de Pâques, le 12 avril dernier, partie à une dizaine de kms de chez moi dans l'Oise, à Thury-en-Valois, en plein bois, ayant pris le kangou du mari tellement il avait plu les jours précédents. Les ornières étaient nombreuses, à la fois sur le chemin d'accès et sur le circuit lui-même.
A mon arrivée, ribambelles de voitures rangées dont celle de mon frère Jean-Luc, avec une Renault 5 numéro 22, celle de mon neveu par alliance Frédéric, une Peugeot 205 numéro 68 et celle d'un ami de nos amis, Gaylor avec le numéro 03.

Des abris permettent aux participants et à leur famille et amis de s'asseoir et de se restaurer. Attente des courses sur les chaises pliantes et ensuite debout, main au front pour suivre les péripéties.
Cette compétition a pour nom « Fol'car » mais aussi « Cross'car » ou même « Sprint'car ». Ce sont des voitures classées par puissance qui ne peuvent rouler sur route. Elles sont « bricolées » par leur propriétaire avec des pièces de récupération car, les machines sont mises à rude épreuve. Il faut des heures et des heures de mécanique pour avoir une voiture performante. Mon frère a toujours été passionné par les voitures de course. Il a toujours en sa possession une Renault 8 Gordini. Il est même devenu collectionneur de voitures anciennes.
Il faut dire qu'ayant été élevés dans une ferme, c'est dès la fin de notre enfance que nous avons eu en main des voitures et des tracteurs. Je conduisais dans les champs à l'âge de 12 ans.
D'ailleurs, il est à noter qu'une jeune femme participe aux courses. J'avais remarqué, en effet, une voiture qui sortait de l'ordinaire avec sa couleur rose. De plus, avec une petit lapin « BUNNY » sur la toiture.
Elle partage sa voiture avec son mari à tour de rôle. Voici quelques clichés de cette voiture particulière.
D'autres gros plans sur des écrits humoristiques
ou publicitaires
Dans sa caravane, la Directrice de courses annonce les numéros des participants tant que le circuit est remis en état et que les voitures se mettent en place sur la ligne de départ. Près de moi, pendant ce répit, des spectateurs, voyant mon matériel photos en bandoulière, tiennent à se faire photographier par la journaliste en herbe que je suis.
Quelques clichés de la N° 03 de Gaylor

Frédéric au volant de sa n° 68

Voici d'autres clichés au moment où les courses battaient leur plein.






Mon frère Jean-Luc quitte son stand pour la ligne de départ.
Très bon démarrage, il se met à doubler ses concurrents.
Il termine bien sa course.
Plus tard, il repart pour un autre trajet ; tout se passe bien, et il double les autres au fur et à mesure.
Mais d'un seul coup, la voiture qui le précède s'embourbe. Il doit faire une marche arrière et là, plus d'embrayage !!! On l'écarte sur le côté pour ne pas gêner la course. Il sort de sa voiture dépité. La course terminée, on le remorque jusqu'à son camion.
Des membres de la famille et des amis donnent des coups de main pour monter la voiture sur le plateau. Jean-Luc s'en retourne chez lui très déçu, puis reviendra plus tard avec le camion pour ramener la voiture de Frédéric après la remise des récompenses.
Mais, il n'y a pas que lui qui a eu de la malchance. Les coureurs ne ménagent pas leurs machines et la mécanique lâche sur certaines voitures. Même en levant le capot, ça ne redémarre pas et il faut faire appel au remorquage.
Précisons que ce n'est pas du stock'car et que les voitures ne doivent pas toucher les autres véhicules pour les faire basculer. C'est véritablement une course poursuite avec dépassements sans fautes.
Les prochaines courses auront lieu le dimanche 24 mai prochain.
Voici le site de Thury.